Tsukioka Yoshitoshi (1839–1892) est considéré comme l’un des derniers grands maîtres de l’ukiyo-e, l’art japonais de l’estampe sur bois. Né à une époque où le Japon connaît de profondes transformations, il observe la disparition progressive du monde traditionnel auquel l’ukiyo-e était intimement lié.
Son œuvre se distingue par une force dramatique exceptionnelle. Yoshitoshi représente les légendes, les guerriers, les fantômes, les femmes, les amants et les personnages historiques avec une intensité parfois saisissante. La violence, la beauté, la peur, la mélancolie et le désir se côtoient dans ses compositions.
Parmi ses séries les plus célèbres figurent Les Cent Aspects de la Lune (Tsuki hyakushi), réalisées à la fin de sa vie. À travers une centaine d’estampes inspirées de récits historiques, de légendes et de poèmes, la lune devient chez Yoshitoshi bien plus qu’un élément du paysage : elle devient le miroir des émotions humaines.
Yoshitoshi est ainsi un artiste de transition : profondément attaché à la tradition japonaise, mais déjà animé par une sensibilité moderne. Son œuvre annonce, à sa manière, la fin de l’âge classique de l’ukiyo-e et demeure aujourd’hui l’une des expressions les plus puissantes et les plus fascinantes de l’estampe japonaise.
TSUKIOKA YOSHITOSHI (1839-1892) :
« La Lune de Kitayama » (Kitayama no Tsuki), 1886
Série « Cent aspects de la Lune » (Tsuki Hyakushi)
Technique : Gravure sur bois en couleurs (nishiki-e)
Format : Ōban tate-e
Belles couleurs
C'est l'histoire de Toyohara Sumiaki (aussi appelé Muneaki), un musicien et poète de la cour impériale du début du 16e siècle. Une nuit, il se promène au clair de lune dans la plaine à Kitayama quand il se fait encercler par une meute de loups affamés. Au lieu de paniquer, il sort sa flûte et commence à jouer une mélodie si belle et apaisante que les loups se calment et le laissent partir tranquillement.
Dans cette estampe, Yoshitoshi réussit un équilibre magistral entre tension et poésie. Le regard inquiet du poète contraste avec la sauvagerie brute des loups, dont les gueules grandes ouvertes révèlent des crocs acérés. Pourtant, le calme du musicien, sa posture élégante et la sérénité du clair de lune créent une atmosphère presque mystique.
Ce qui frappe surtout, c'est l'utilisation du noir profond du ciel et du vert vibrant du kimono, qui font ressortir la lune rougeoyante. Yoshitoshi maitrise parfaitement le jeu des contrastes : entre la menace animale et la puissance de l'art, entre la nuit hostile et la beauté d'un instant suspendu.
C'est tout le génie de Yoshitoshi : transformer un moment de peur en une scène d'une profonde harmonie spirituelle.
Cette belle estampe est en vente à notre galerie :
Galerie Quai d'Art, 100 boulevard Lefebvre, 75015 Paris,
Métro Porte de Vanves, ou Station Tramway Brancion.
Téléphone de la galerie : 01 42 50 74 28 ou 06 15 20 78 35
Contact : Frédéric NGUYEN, antiquaire
E-mail : asiakyquan@yahoo.fr
La galerie est ouverte :
Du lundi au vendredi, de 11h à 19h30
Et le samedi et le dimanche, de 10h à 19h30
TSUKIOKA YOSHITOSHI (1839-1892) :
La galerie QUAI D’ART met en vente une estampe magistrale qui est l'une des plus célèbres et des plus poétiques de la série « Les Cent Aspects de la Lune » de Tsukioka Yoshitoshi (1839-1892) :
« La lune sur la lande d’Harano » (Harano no tsuki), 1888
Technique : Gravure sur bois en couleurs (nishiki-e)
Format : Ōban tate-e
Belles couleurs
Fujiwara no Yasumasa, noble de la cour impériale au XIe siècle, sous la période Heian, poète et musicien talentueux, traverse de nuit la lande déserte d'Harano. Il marche sereinement en jouant de la flûte, baigné par la lumière froide de la lune.
Caché dans les hautes herbes, le redoutable bandit Hakamadare Yasusuke, vêtu de haillons et armé, s'apprête à bondir sur le noble pour le détrousser.
Mais dès les premières notes de flûte, le brigand est saisi. La musique est d'une telle beauté, d'une telle pureté, qu'il reste figé, comme envoûté. Incapable de commettre son forfait, il suit Yasumasa jusqu'à sa demeure, hypnotisé par la mélodie.
Arrivé chez lui, Yasumasa se retourne et, découvrant le bandit, lui offre calmement l'un de ses vêtements.
Avec cette estampe, Yoshitoshi capture un moment d'une rare intensité : la tension entre la violence et la beauté, entre le guerrier et l'artiste.
Les herbes noires et nerveuses créant une atmosphère presque dramatique.
Cette estampe allie puissance narrative et grande poésie.
Pour plus de renseignements : contactez Frédéric Nguyen au tél. 06 15 20 78 35 - galerie QUAI D’ART, 100 boulevard Lefebvre, 75015 Paris